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GORIZIA

(Italie)

GORIZIA (O Gorizia Tu Sei Maledetta)
Chant italien de rebellion contre la guerre - 1917

La mattina del 5 di Agosto
si muovevano le truppe italiane
per Gorizia le terre lontane
e dolente ognun si partì.

Sotto l'acqua che cadeva a rovescio
grandinavano le palle nemiche;
su quei monti, colline e gran valli
si moriva dicendo così:

Oh Gorizia tu sei maledetta
per ogni cuore che sente cosc(i)enza
dolorosa ci fu la partenza
e il ritorno per molti non fu.

Oh vigliacchi che voi ve ne state
con le mogli sui letti di lana
schernitori di noi carne umana
questa guerra ci insegna a punir

Voi chiamate il campo d'onore
questa terra di là dei confini;
qui si muore gridando assassini,
Maledetti sarete un dì...

Cara moglie che tu non mi senti
raccomando ai compagni vicini
di tenermi da conto i bambini
che io muoio il tuo nome nel cuor...

Oh Gorizia tu sei maledetta
per ogni cuore che sente cosc(i)enza,
dolorosa ci fu la partenza,
E il ritorno per tutti non fu,
E il ritorno per tutti non fu.  
 

GORIZIA

Le matin du cinq août
Les troupes italiennes se mirent en route
Pour Gorizia, les terres lointaines,
Et chacun partit dans la douleur.
 
Sous l’eau qui tombait à verse,
Les balles ennemies pleuvaient comme grêle
Sur ces monts, ces collines et grandes vallées
On mourrait en disant ceci :
 
« Ô Gorizia tu es maudite »
Pour chaque cœur qui écoute sa conscience,
Le départ fût douloureux,
et pour beaucoup il n’y eut pas de retour.
 
Chère épouse qui ne m’entends pas,
Je demande à mes proches compagnons
De veiller sur nos enfants
Alors que je meurs avec son nom dans le cœur.
 
Oh lâches que vous êtes
avec vos épouses sur des lits de laine
railleurs de nos chairs humaines
Cette guerre nous apprend à punir.
 
Vous appelez « le champ d’honneur »
Cette terre au delà des frontières
Ici l’on meurt en criant « Assassins,
Un jour, vous serez maudits »
 
Messieurs les traîtres officiers
Cette guerre vous l’avez voulue
Ecarisseurs de nos chairs à canon
Et ruine de la jeunesse
 
« Ô Gorizia tu es maudite »
Pour chaque cœur qui écoute sa conscience,
Le départ fût douloureux,
Et il n'y eut de retour pour aucun
Et il n'y eut de retour pour aucun.