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NANNEDDU MEU

(Sardaigne)

Auteur : Peppino Mereù (1872-1901)
(Version Coro Ortobene - Chant de protestation)

Refrain (départ : SOL)

Nanneddu meu (X3)
Su mundu est gai,
A sicuterat (X3) (sur la fin du premier vers, les "Bon" entrent)
Non torrat mai (fin sur MI.b).
Bis

Semus in tempos De tirannias,
(s)Infamidades E carestias.
Como sos populos Cascant che cane,
Gridende forte: "Cherimus pane! "

Refrain > Chgt de ton Mi.b > FA
Canon texte décalé pour les basses :
- Soprane, alti ténor: Nanneddu meu---------------Nanneddu meu--------Nanneddu meu su mundo est geai
- Basses :.……………………………….....Nanneddu meu---------------Nanneddu meu-------meu su mundo est geai

Famidos, nois Semus pappande
Pan'e castanza, Terra cun lande.
Terra ch'a fangu Torrat su poveru
Senz'alimentu, Senza ricoveru.

Refrain, puis  Chgt de ton FA> MI.b

Cuddas banderas Numeru trinta,
De binu'onu, Mudad'hant tintas.
Appenar mortas Cussas banderas
Non piùs s'osservant Imbreagheras (Phon : inbrillaguerras)

Refrain > Chgt de ton MI.b > FA

Semus sididos In sas funtanas,
Pretende s'abba Parimus ranas.
Abbocaeddos, laureados,
butzacar boidas e ispiantados,

Refrain, puis  Chgt de ton FA > Mi.b

Adiosu, Nanni,Tenedi contu,
Faghe su surdu, Ettad'a tontu. (Phon : vaqué zu zordou)
E tantu, l'iders, Su mund'est gai,
A sicut erat Non torrat mai.

Refrain
X2 : à la reprise du refrain, Chgt de ton Mi.b> FA - Piano vers Forte
Final

Cher Nannedu, ce monde est ainsi !
Comme il était, il ne redeviendra jamais plus :

Nous sommes en temps de tyrannie,
D’infamie et de famine ;
Comme ces peuples qui deviennent des chiens
En criant fort « Nous voulons du pain » !

Affamés, nous nous sommes nourris de châtaignes,
Terre avec des glands,
La terre est boue et laisse le pauvre
Sans nourritures, sans toit !
Nous sommes assoiffés aux fontaines,
Désirant de l’eau, nous ressemblons à des grenouilles !

(Texte en sus )
Pire encore ! La faim frappe ardemment insistant
A toutes les portes et ne pardonne pas !
Petits avocats, licenciés,
Poches vides et fauchés !
Dans les campagnes, on mange mieux,
Comme les chèvres au milieu des buissons.

Lorsqu’ils ont faim, les petits avocats,
Pensent y trouver de la nourriture !
Même plus de rêves ! Leur problème
Est de soulager tant d’appétit !
Ces tristes corbeaux qui les laissent,
Plein de vices et de mauvais vices !

Canaille infâme ! Rempli d’orgueil !
Qui veut le sceptre et les commandes,
Mais ne nous fait pas revenir à ces anciens
Temps d’infamie et d’intrigues !
Complots à Rome, grand est l’obstacle :
L’épée est de fer, le bâton de bois !

L’apôtre idiot de ces Seigneurs
Feint d’être un Saint, bel imposteur !
Leurs corbeaux sont tristes et tourmentés,
Et sont la discorde des gens honnêtes !
Fous affamés, esclaves, faisons du vacarme :
Personne ne lève la main (le petit doigt !) !

Ces compagnies très nombreuses
De bon vin changent de couleur ;
A peine mortes, ces Compagnies
Ne se verront plus énivrées !
Ces corbeaux scélérats à qui les laisser ?
Plein de perfidie et d’escroqueries.

Et ainsi, tous nous faisons la guerre
Pour peu de jours de vie sur terre !
Adieu Nanni, tiens en compte !
Tu fais le sourd, tu feins d’être sot,
Beaucoup le savent : le monde est ainsi,
Comme il était ne reviendra jamais plus !